Débrayage au festival

Je prend enfin le temps pour vous raconter cette magnifique journée de samedi.

Le théâtre Spirale participait au festival de théâtre amateur de Pontarlier pour présenter « Débrayage », pièce de Rémi De Vos.

Départ matinal, on grimpe dans les véhicules, direction Pontarlier (25). Le soleil était au rendez vous (si si) mais il n’est resté que le matin. Mais bien assez pour mettre en valeur le magnifique paysage de sapins et de pâturage verts et jaunes parsemé de taches tantôt noirs et blanches, tantôt marrons et blanches ou encore marrons. Je veux bien sur parler de mes ruminantes adorées. J’avais le regard collé à la vitre du camion.

On arrive  sur les lieux, au théâtre du lavoir. Un endroit très sympathique. Accueillis comme des vedettes avec cafés et gâteaux au chocolat (hummmm). Parfais pour des affamés comme nous.

Mais c’est pas l’out, il faut nous mettre au travail. On fait des italiennes de certaines scènes, on installe nos loges (des vraies loges comme les vrais), on installe le décor. Pendant que la technique s’occupe de la technique (forcément), nous allons prendre l’air dans les rues de la ville. Air froid, le soleil était parti pour laisser la place à la grisaille et au vent (pffff). On flâne, on lèche les vitrines. Une librairie. Jolie. On entre. Je craque sur une miniature de vaches, pas chère mais rudement jolie. Il est déjà temps de rentrer.

La technique continue son montage. Il faut pointer les lumières. On fait nos placements, nos entrées-sorties. On revoit le salut. Plus le temps pour répéter. Mince. Plus beaucoup de temps pour manger. MINCE!!!!

Les organisateurs avaient tout prévu. De quoi faire un bon gueuleton comme on dit. On casse-croute. Il nous reste plus qu’une heure. On s’installe dans les loges et on se prépare.

Le trac monte. Mon coeur commence à s’emballer. Des  tap tap mélangés de peur et d’impatience. J’aime ça!

C’est l’heure de sortir, car nous nous mélangeons au public. Nous entrons. Je m’installe dans les gradins pendant que le reste du public s’installe. Mon coeur est comme un dingue. Ca tape dur. L’impatience oui toujours, mais le trac surtout! J’aime ça! La musique est lancée. Mon compagnon de scène me lance la première réplique. Je répond. Voila, c’est parti. Une réplique attendu ne vient pas. Je cherche du coup quoi répondre, j’ai l’impression de me liquéfier sur place. Impression de temps suspendu. Je réplique tout de même. Ca repart. Les scènes s’enchainent  mêler d’enthousiasme et de plaisir. La dernière scène se termine. Nous terminons par une succession de 3 monologues. Je fais le mien. Je m’éclate sur celui là. Puis vient le salut. Moment d’extase. L’orgasme final comme je dis. Mais qui dit salut, dit fin. C ‘est déjà fini.

Puis on se mêle au public qui nous couvre de compliments. Un de nos anciens metteurs en scène est là et me félicite. J’ai bien progressé. Il était épaté. Ses remarques me vont droit au coeur.

Il est déjà temps de tout démonter, de tout remballer. On ne peut pas trainer, il nous faut rendre le camion avant la fin de la journée.

Le coeur lourd, on défait tout.

Et on reprend la route. Je regarde toujours le paysage mais mes yeux sont moins écarquillés qu’à l’aller. Le film de la journée défile devant mes yeux mélangés aux vert des prairies. On parle, on se refait les scènes.

Mais on avait pas du tout l’intention de se quitter comme ça, bien sur! On avait tout prévu. Une bonne soirée, autour d’un bon repas. Raclette pour l’occasion. Ben oui, c’est de saison! On parle théatre bien sur, on se refait les scènes, encore. On rit, on se raconte des conneries, comme d’habitude. La bonne humeur est là. Normale lors d’un bon repas en famille.

Débrayage ne se rejouera pas avant le mois d’octobre. Ca va être long…… Certains ne jouent pas dans la pièces de cette année. Manque.

Mes prochains pas sur les planches se feront en juillet, avec la pièce montée cette saison : « A tout ceux qui » de Noelle Renaude. Affaire à suivre.

Voila, c’était l’histoire d’une journée avec la famille du théâtre, ma famille. Encore une journée que je voudrais sans fin. Une journée où je me sens bien, où je suis heureuse.

Vous pourrez retrouver les moments du spectacles sur ce lien : http://www.flickr.com/photos/firas-benabdallah/sets/72157633515057907/

7 réponses à “Débrayage au festival

  1. Bonsoir ma belle, pas beaucoup le temps ce soir. Je reviens bientôt te relire, mais j’ai ressenti ta joie, déjà. A bientôt. Bises de l’energumène pressé…

  2. Merci pour ce lien😉 On se sent bien ici, ça change de Paname😉 Gros Bisous je vais me balader chez toi avec plaisir !

  3. Pourquoi « des vraies loges comme les vrais »? Vous ETES des vrais!
    Un beau récit comme tu sais nous les concocter. Et nous, on est des vrais fans!
    Bisous

  4. Tardif retour… On aime vibrer de ta joie et de ton plaisir de jouer c’est presque communicatif ! J’ai regardé l’album, les photographies sont magnifiques. A tout bientôt j’espère.
    Bise de l’énergumène qui passe et re – passe.

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