Transit, la première

Hier soir, c’était la première pour Transit. Et malgré notre appréhension, tout s’est très passé. Nous avions répété lundi et mardi soir, et nos filages n’étaient vraiment pas terribles. Nous n’étions pas prêts.
Et le miracle, la magie du théâtre a eut lieu lors de la Générale de mercredi. Il suffit d’un rien, juste d’être en condition. Et la cohésion du groupe. Et la Générale s’est déroulée sans encombre.
Alors pour la Première, j’avoue que j’étais beaucoup plus sereine.
Et très impatiente et heureuse de jouer. Le trac présent, bien sur.
Impatiente, le mot est faible.  Toute la journée, je mourrais d’envie d’arriver au soir et de monter sur les planches.

Et le moment est arrivé. Après avoir pris un petit casse-croute, fait une petite italienne avec Annie, ma partenaire de scène, nous nous sommes retrouvé pour le petit échauffement. Une manière de se recentrer sur nous tous, tous ensemble. On s’installe en cercle, main dans la main, les yeux fermés. C’est un rituel que nous faisons à chaque fois.
Et il est temps d’entrer dans les coulisses.

Le public arrive petit à petit. On entend un brouhaha qui s’amplifie de plus en plus. On guette à travers le rideau pour deviner qui est là (on ne peut pas s’en empêcher). Le trac et l’impatience monte, mon cœur s’emballe. C’est si bon.

Et la musique commence. On entre en scène. Tous. Nous sommes toujours présents sur la scène, tout au long du spectacle, même quand on ne joue pas, on reste dans notre personnage, à vue.

Dès la première scène, le public rit sans cesse. Moi je me retiens de rire d’ailleurs. Nous sentons que ça a pris.

Ma 1ère scène se déroule plutôt bien, mais vers la fin, voila que je coupe des répliques, que j’avance  de plusieurs lignes. Aie….. Ca me déconcentre, ça déconcentre Annie aussi. Mais heureusement, c’est la fin de la scène.
Les autres s’enchainent, le public rit toujours. Pour ma deuxième scène, il y a eut un moment de flottement, à cause de répliques oubliées. Encore (pffff) Pas toujours facile de rebondir. Mais nos personnages sont drôles, le public à l’air de passer un bon moment quand même.

Et le spectacle continue sur la même lancée. Dans les scènes, lourdes en émotions, on pourrait entendre une mouche volée dans le public. Il écoute, attentivement. Moi j’ai des frissons. Je pense qu’il en a aussi.

Et arrive le Salut. Le public nous applaudit fortement, nous revenons sur scène pour saluer. J’ai le cœur qui palpite à fond, et le sourire énorme, jusqu’aux oreilles. Ho que c’est bon !Si vous saviez comme c’est bon !!!! J’aimerais que le temps s’arrête.

Je suis vraiment heureuse sur scène. Vraiment. C’est ma vie. Ma joie. Je m’y sens si bien. Oui, je suis vraiment heureuse sur scène. En écrivant ces mots, j’en ai les larmes qui montent aux yeux et la gorge serrée. Car je voudrais connaitre ce bonheur, toujours, tout les jours et je sais la peine que j’aurai, dimanche, quand tout s’arrêtera. Les larmes couleront. J’y met peut être trop de moi même pour me faire autant de mal. Mais c’est plus fort que moi. C’est ainsi. J’ai l’impression que ma vie s’arrête quand nous arrêtons de jouer. Il me faut alors un certain temps pour retrouver le sourire. j’appelle ça le théâtre blues, ou la dépression post théâtre🙂

Mais on en pas encore là. Ha ça non !! Il nous reste encore 3 représentations !!!
Ce soir c’est la deuxième !!! Et j’ai vraiment hâte Et je rattraperait les ratés d’hier soir !!

Je ne sais pas quand je pourrai prendre le temps de vous raconter la suite. Mais je vous promets que je le ferai.

4 réponses à “Transit, la première

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